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Mercredi 30 janvier 2008

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La France est devenue le jeudi 22 mars 2007 le premier pays au monde à mettre en ligne ses archives officielles sur les objets volants non identifiés, dans un exercice inédit de transparence qui vise à dissiper les accusations de dissimulation.

La curiosité des internautes était telle que le site http://www.cnes-geipan.fr/geipan/ a été engorgé pendant toute la journée !

«C’est une première mondiale», a souligné Jacques Patenet, responsable du Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (GEIPAN) du Centre national d’études spatiales (CNES).

«Oui, c’est vrai, aux Etats-Unis, on peut demander ces informations au cas par cas. Mais nous, nous avons fait le contraire en mettant à la disposition du public l’ensemble de l’information», a-t-il ajouté.

Ces archives contiennent pour l’heure environ 400 dossiers, soit un quart des quelque 1.600 cas observés en France depuis les années 50 (s’y ajoutent quelques cas plus anciens).

«Le principe qui nous anime, c’est qu’il n’y a rien qu’on ne mettra pas en ligne, avec une seule réserve : la protection de la vie privée». «Il n’y a pas dans les archives du CNES de documents classés Défense et je n’ai reçu aucune instruction particulière dans ce domaine-là», a affirmé Jacques Patenet.

Pour l’essentiel, les documents mis en ligne sont des procès-verbaux de gendarmerie, expurgés des données personnelles sur les témoins.

«Les UFOlogues ne trouveront pas dans cette base de données de scoops ou de cas inconnus», a-t-il prévenu.

Le site, facile d’utilisation, permet de faire des recherches par région (ou département), par date ou mots clefs.

Il est aussi possible de sélectionner par catégorie de cas: «A» (élucidé et démontré), «B» (explication probable sans preuve formelle), «C» (insuffisance d’informations) et «D» (inexpliqué en dépit de témoignages solides et d’indices concrets, environ un quart des dossiers).

La numérisation a permis de regrouper dans un même dossier des témoignages jusqu’ici archivés séparément. Les 800 dépositions collectées le 5 novembre 1990 lors de la rentrée - prouvée - dans l’atmosphère d’un fragment de fusée ont ainsi été rassemblés. Avec pour conséquence de faire remonter le pourcentage de dossiers non élucidés, jusqu’alors estimé à 14%.

Chaque année, entre 50 et 100 cas sont signalés au CNES, dont environ 10% font l’objet d’une enquête complémentaire. «Mais seuls quelques dizaines sur les trente dernières années méritent le nom d’ovnis», selon Jacques Patenet.

- Publié dans : INFORMATION
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