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U.S.A.

Mardi 29 janvier 2008

Deux mois et demi après l’attaque japonaise contre Pearl Harbor, et alors que les Américains vivaient dans la crainte d’un éventuel débarquement de l’ennemi sur la côte Ouest des États-Unis, un événement incompréhensible se produisit vers trois heures du matin, dans la nuit du 25 au 26 février 1942 : des disques lumineux évoluèrent silencieusement au-dessus de la ville de Los Angeles. Croyant à une attaque japonaise, les artilleurs de la 37ème brigade antiaérienne ouvrirent le feu sur ces disques volants, réveillant une bonne partie de la population et tirant au total 1430 obus ... sans résultat apparent.
object.jpg

Cet incident fut relaté dans le numéro du 26 février du Los Angeles Times, qui illustra son article d’une photo sur laquelle on voit plusieurs disques lumineux, vers lesquels convergent les faisceaux des projecteurs de DCA.
army.jpg

Cette photo constitue probablement la première trace enregistrée du phénomène OVNI. Il est absolument certain que les disques lumineux qui ont survolé la grande métropole californienne cette nuit-là n’étaient pas des bombardiers japonais : ils ne ressemblaient en rien à des avions, et d’ailleurs, aucune bombe ne tomba sur la ville. Les moyens aériens dont disposaient les Japonais sont depuis longtemps parfaitement connus, et ne peuvent être invoqués pour expliquer cet incident.

  • 2 h 25 : les sirènes conçues pour donner l'alerte en cas de raid aérien se mettent à hurler. Les groupes de D.C.A. sont en alerte. La panique s'installe dans la ville, qui fait un black-out.
  • 3 h 16 : Les batteries de l'artillerie anti-aérienne (AAA) commencent à tirer sur des engins non identifiés venant de l'océan, et que les faisceaux des projecteurs tentent de cerner dans le ciel. Il semble y avoir au moins 2 types d'engins impliqués dans l'incident. Les témoins voient de petits objets volant à haute altitude, de couleur rouge ou argentée, se déplaçant à vive allure, qui apparaissent en formation puis semblent se frayer un chemin à travers les salves de l'AAA à une allure allant jusqu'à 8 km/s — soit 29000 km/h. Il y a également un grand objet qui demeure quelque temps stationnaire, puis est pris dans le feu des projecteurs au-dessus de Culver City, et dès lors se déplace à une allure constante de 100 km/h jusqu'à la côte de Santa Monica et puis au sud, en direction de Long Beach, avant qu'on ne le perde de vue. Ce grand objet a, d'après les rapports, été atteint de nombreux projectiles. L'AAA continue à le mitrailler.
  • 4 h 14 : L'AAA stoppe de mitrailler. Aucune bombe n'a été lancée par les appareils inconnus et aucun appareil n'a été abattu.


Ci-dessous, vous trouverez une vidéo unique de ce phénomène.





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Mardi 29 janvier 2008

arnold.JPG
Le 24 juin 1947, Arnold, un pilote privé de Boise, dans l' Idahoet faisant partie du « Search and Rescue Mercy Flyer », reporta avoir vu neuf objets volants inhabituels près du mont Rainier dans l'Etat de Washington alors qu'il effectuait un vol de reconnaissance à bord de son appareil - un CallAir A-2 - à la recherche d'un avion militaire manquant (
il avait été attiré par une offre de 5000 $ de récompense promise à celui qui retrouverait un avion de transport C-46 de la Marine qui s'était récemment écrasé près du Mont Rainier avec 32 hommes à bord en décembre 1946). Il décrivit les objets comme « brillants », et leur vol comme « irrégulier » avec une « extraordinaire vitesse ». Son histoire fut largement diffusée par l'Associated Press, et il est habituellement reconnu comme le pionnier pour l'intérêt des OVNI modernes.

 

Peu de temps après son observation, Arnold atterrit à Yakima, dans l'état de Washington où il fit une reconnaissance pour l'administration civile d' aéronautique. Quand il s'arrêta pendant son retour à Boise pour refaire le plein de carburant à Pendleton, dans l' Orégon, il répéta son histoire à un groupe de curieux qui incluait un journaliste. Arnold dit au reporter que les objets volaient de façon irrégulière, comme une soucoupe "que vous faites rebondir sur l'eau", et le terme « soucoupe volante » était né, bien que cette description se référât au déplacement des objets plutôt qu'à leur forme. Dans la semaine qui suivit, des centaines d'observations similaires inondèrent le monde entier, la plupart d'entre elles décrivant des objets avec une forme de soucoupe. Arnold ressentit toujours avoir été cité inexactement, et maintint que les objets avaient une forme de «boomerang» ou de «croissant» et non de soucoupe, ce qui est cependant en contradiction avec le dessin de son témoignage initial, de forme grossièrement circulaire (photos ci-dessous).
487px-Arnold_AAF_drawing.jpg 1947_ArnoldKenneth.jpg

Ajoutant de l'intrigue à l'histoire d'Arnold, l' US AIR FORCE affirma toujours n'avoir eu aucun avion dans la zone du Mont Rainier au moment de l'observation. Arnold n'a pas affirmé que les objets étaient des astronefs extraterrestres, bien qu'il ait dit : « étant de nature non Américaine, si ce n'est pas fabriqué par notre science ou une autre force aérienne, j'incline à croire que cela est d'origine extraterrestre. » Après, il ajouta « je ne pense pas que c'est quelque chose qui peut provoquer une hystérie populaire. » Les spéculations extraterrestres peuvent avoir été motivées par un désir d'apaiser les peurs du public de l'apparente réelle possibilité d'une invasion étrangère. L'observation d'Arnold se déroula moins de deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale, dans la première phase de la guerre froide.
  ArnoldUFO.jpg

Arnold reporta avoir vu les mêmes objets trois autres fois, et au moins huit autres pilotes volant dans le nord-ouest des Etats-Unis firent des observations similaires. Cependant, l'histoire originale ne fut jamais corroborée, en fait, un pilote de DC-4 quelques 15 kilomètres plus loin ne reporta rien d'inhabituel. Néanmoins, Arnold était un pilote expérimenté qui n'avait apparemment rien à gagner en fabriquant cette histoire. En effet, il ne semblait pas apprécier la publicité qui s'ensuivit, remarquant qu' « aucun d'entre nous n'apprécie les moqueries. »
ArnoldKenneth_camera.jpg
Ci-dessous un documentaire TV relatant ces faits


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Dimanche 3 février 2008
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Cette mystérieuse zone est une large étendue principalement composée de l’ancien lit asséché d’un lac appelé Groom Lake. Le fait que cette base renferme des secrets d’Etat ne fait aucun doute. D’ailleurs, il suffit de consulter les cartes officielles de la région pour constater que la zone 51 n'apparait pas ! Elle fut établie en 1954 pour servir de base secrète à la Lockheed Aircraft Corporation, société d'aéronautique qui mettait alors au point des avions-espions pour le compte de la CIA et du Pentagone. Ce site d'essais servait encore récemment aux projets de défense les plus avancés mis en œuvre par les Etats-Unis. Le bombardier furtif Stealth fut testé sur cette base, comme d'autres engins de conception futuriste. Compte tenu de ces activités, la base a toujours été entourée du plus grand secret - l'US Air Force (USAF) n'en a reconnu l'existence qu'en 1994 - car c'est là que se trouve le fer de lance de la technologie militaire américaine.

La zone 51 est un rectangle d'approximativement 155 km² dans le comté de Lincoln au Nevada, à environ 190 km au nord-ouest de Las Végas. Elle fait partie du vaste territoire de l'armée de l'air de Nellis mais sous contrôle de la Navy.

 
Il y a un aéroport militaire avec des pistes d'atterrissage bétonnées, dont une, désaffectée, se poursuit sur le lit du lac, et quatre pistes en terre battue sur le lac lui-même.
area51.3.jpg

Un physicien et mécanicien, Bob Lazar, ayant travaillé sur cette zone a néanmoins fait des révélations.

C'est sur un plateau de télévision, en mai 1989, que Bob Lazar fit ces déclarations. Lazar déclara avoir travaillé sur le système de propulsion d'un appareil extraterrestre pour le compte de l'Armée américaine durant 5 mois à partir de décembre 1988. Il déclara que le gouvernement américain y conduisait un programme d'examen de 9 soucoupes volantes et tentait d'adapter la technologie extraterrestre à ses propres fins. Lazar fit ce témoignage public dans l'ombre : il se présenta sous un nom d'emprunt, "Dennis", avec une voix modifiée, lui et sa femme ayant alors fait l'objet de menaces de mort. Ces précautions furent cependant peu efficaces : dans les jours qui suivirent son intervention, de nouvelles menaces de mort se succédèrent et des coups de feu furent tirés sur sa voiture.

En novembre de la même année, afin de prévenir ce genre d'incidents, Lazar décida de jeter le masque. À cette occasion, il donna plus de détails encore, décrivant notamment le site ultra secret "S4" (Selon Lazar, le S4 était un vaste complexe souterrain occupant la surface d'une chaîne de montagne entière), situé au sud de la Zone 51, près du Lac Papoose, lieu où les engins extraterrestres étaient remisés. Il précisa les fonctions qui avaient été les siennes sur ce site : au sein d'une équipe de 22 ingénieurs, il avait été engagé pour tenter de comprendre le système de propulsion des ovnis.

Il aurait effectué lui-même des expériences sur un des appareils et il prétend qu’il peut décrire en détail son système de propulsion. Il aurait aussi lu des rapports confirmant la présence d’extraterrestres en ces lieux, mais n’en aurait jamais vu lui-même.

soucoupe3_us.jpg

Description de l’un de ces 9 disques :

Le disque sur lequel travailla Bob Lazar, semblait être fait d'une seule pièce et dépourvu du moindre boulon, de la moindre soudure ou du moindre fil électrique. Il se découpait intérieurement en 3 niveaux. Celui du bas contenait le système de propulsion, celui du milieu semblait être réservé aux passagers avec trois sièges trop petits pour des humains de taille normale, au centre une colonne et
aucun tableau de bord et celui du haut Lazar affirme ne l'avoir jamais vu, mais il était sans doute une sorte de cockpit de pilotage.
Le système de propulsion était bien sûr ce qui intéressait le plus les chercheurs de la S-4, ce qui avait été identifié comme l'unité de propulsion, il s'agissait d'un objet de la taille d'un ballon de rugby, capable de produire un champ anti-gravité traversant l'engin par une tuyère verticale. Nous n' avons malheureusement aucune preuve concrete de ses dires.

 

 



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Mardi 5 février 2008

C'est à la suite d'une vague d'observations d'ovnis sans précédent et de la manière contestée dont celles-ci sont traitées par les responsables du projet Grudge (dénégation systématique, invention d'explications banales ou psychologiques), que l'étude de l'USAF sur les ovnis est renommée projet Blue Book , toujours basée à Wright-Patterson.

 

Ruppelt

 
3 responsables de l'USAF présentant le projet Blue Book
Trois responsables de l'USAF présentant le projet Blue Book
 

Le projet est confié à un jeune capitaine, Edward J. Ruppelt dès septembre 1951. Le projet dispose de plus de moyens que son précédesseur, est plus ouvert au public, et son but officiel est annoncé le 12 avril 1952 :

  1. Trouver une explication pour l'ensemble des témoignages d'observations d'ovnis
  2. Déterminer si les ovnis représentent une menace pour la sécurité des Etats-Unis
  3. Déterminer si les ovnis présentent une technologie avancée que les Etats-Unis pourraient exploiter.

Durant sa fonction officielle, Ruppelt va se révéler prudent et mesuré, mais n'en pense pas moins, comme on s'en apercevra plus tard.

 

Basé à Wright-Patterson, il collabore avec :

  • le major Dewey J. Fournet, officier de liaison avec le Pentagone
  • le groupe d'électronique avec le capitaine J. L. Andrews
    • sa section radar avec le capitaine W. Dakins
  • le groupe d'analyse avec le capitaine L. E. Field
  • des scientifiques civils, mais à l'identité classée
  • le groupe d'enquêtes avec le capitaine R. A. Lee

Une vague sans précédent

 
Conférence du 29 juillet au Pentagone, à la suite des nombreuses observations dans la région de Washington. On peut y voir de gauche à droite : James, Ramey, Ruppelt, Samford, Bower et Griffing
Conférence du 29 juillet au Pentagone, à la suite des nombreuses observations dans la région de Washington
 

Les membres du projet, dont le major Dewey Fournet ou Albert Chop, vont être servis, avec la vague d'observation qui ne fait que croître, avec un pic en juillet 1952. A cette époque les soucoupes volantes sont particulièrement présentes dans l'actualité depuis plusieurs semaines et l'équipe de 9 personnes de Blue Book est submergé de signalements d'observations, bien au-delà de ce qu'ils peuvent traiter de manière convenable. A la mi-juillet ils recoivent près de 20 signalements par jour et des appels effrenés d'officiers de renseignement de chaque base de l'Air Force des U.S. Les signalements qu'ils reçoivent sont plutôt solides et ne peuvent être expliqués facilement. En fait, les observations inexpliquées sont autour de 40 %. Tout cela va déboucher vers la fin du mois à un summum où des ovnis sont repérés par le radar de l'aéroport national de Washington dans un espace aérien restreint au-dessus du capitol.

 

La commission Robertson

 

Vers la fin de l'année 1952, le NSC demande officiellement à la CIA d'enquêter sur les ovnis et sur la menace éventuelle qu'ils représentent. L'OSI, bureau dépendant de la CIA, crée alors l'IAC, qu'il charge de cette mission. Les avis de ce comité sont rendus dans le rapport de la Commission Robertson, dont les réunions secrètes sont organisées à partir du 13 janvier 1953.

 

En septembre 1953, Ruppelt quitte l'armée, et est temporairement remplacé par l'officier de 1ère classe Max Futch. Le 30 septembre est terminé le Rapport n° 12 du projet.

 

Ruppelt lui, dégagé de ses obligations, va faire diverses révélations concernant le projet dans The Report on Unidentified Flying Objects, qui va rapidement devenir un classique de l'ufologie.

 

Hardin

 

A la suite de Ruppelt et des conclusions de l'encore secrète commission Roberston, les budgets se réduisent pour le projet qui sera souvent en sous-effectifs, et les directeurs font faire preuve d'un moindre souci d'objectivité. En mars 1954 c'est le capitaine Charles Hardin qui reprend le flambeau.

 

Le rapport Stork

 

En mai 1955, l'ATIC publie le Rapport Spécial n° 14 du projet Blue Book. Il s'agit d'une étude informatisée de près de 4000 rapports d'observation d'ovnis reçus par l'ATIC. Cette étude, constituée en grande partie de tableaux statistiques, conclut qu'il n'existe pas de preuve que des appareils extraterrestres aient visité la terre et qu'avec plus d'information l'ensemble des observations pourraient être expliquées.

 

Ce Rapport Spécial n° 14, cependant, inclut également des résumés des meilleurs cas non expliqués ayant été reçus, ainsi que les résultats d'une autre étude sur les ovnis conduite par le Battle Memorial Institute, le projet Stork. Afin d'atténuer les critiques de "dissimulation" à l'encontre de l'USAF de ses découvertes sur les ovnis, le Secrétaire de l'USAF décide de placer le rapport n° 14 dans le domaine public et autorise le Département du Commerce à en vendre des copies au public, à partir du 25 octobre 1955.

 

Gregory

 

A partir d'avril 1956, c'est le capitaine George T. Gregory qui devient directeur de Blue Book.

 

Friend

 
Le major Friend, 3ème à partir de la gauche, et les membres du panel sur les ovnis de la FTD en 1959
Conférence du 29 juillet au Pentagone, à la suite des nombreuses observations dans la région de Washington
 

A partir d'octobre 1958, c'est le major Robert J. Friend qui prend la direction de Blue Book.

 

En 1960 arrive dans l'équipe le major Quintanilla.

 

En 1961 arrive William T. Coleman en tant chargé des relations publiques du projet. Il profite de l'occasion pour demander à Friend, le rapport qu'il a envoyé en 1955, sans succès. Je pensai que c'était plutôt un bon cas, parce qu'il y avait 5 rapports de témoins visuels crédibles recoupant le même événement déclare-t-il. Il attribue cela au traitement bureaucratique du projet.

 

Quintanilla

 
L'équipe du projet en 1964, dirigée par Quintanilla (assis)
L'équipe de Blue Book en 1964, dirigée par Quintanilla (assis)
 

En avril 1963, c'est le major Hector Quintanilla qui prend la direction du projet. En 1964, William T. Coleman quitte le projet.

 

En mars 1966, les explications de l'USAF sur une série d'observations à Dexter et Hillsdale (Michigan) vont provoquer un véritable scandale dans l'opinion, qui ne fait plus confiance à l'armée de son pays, qui cherche visiblement à étouffer les affaires. Le projet est ébranlé.

 

Une commission est nommée, qui décide de mettre en place le projet Colorado.

Par Bruce EIFFEL
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Mardi 5 février 2008

Un ensemble de photos d'ovni très impressionnantes de UFO a été pris par M. et Mme Evelyn Trent tôt dans la soirée, juste avant le coucher du soleil, le 11 Mai 1950, à McMinnville dans l'Orégon aux USA.
trentandwortman.jpg trent1.jpg trent2.jpg
Selon le récit de M. Trent l'objet, tel qu'il est apparu au-dessus de leur ferme fut d'abord repéré par Mme Trent. Elle a rapidement appelé son mari qui a pris l'appareil photo de la famille et effectua deux clichés à des positions distantes de seulement de quelques mètres.
trent.jpg bluepictrenta.jpg bluepictrentb.jpg

Par Bruce EIFFEL
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Lundi 11 février 2008

Un projet canadien avorté entre 1952 et 1954 mais Repris par les américains (1955-1961)

 

En Juillet 1954, les gouvernement des Etats-Unis signe avec Avro deux contrats de près de 2 millions $ pour continuer l'étude, et Avro met 2,5 millions $ de sa poche. Le programme reste au Canada mais est maintenant detenu et contrôlé par les Etats-Unis. Avro le nomme Projet Y mais le Département de la Défense américain le désigne sous le nom de Weapon System 606A.

 
 
 
La forme de soucoupe allongée a été utilisé a cause des réacteurs radiaux conçus pour la propulsion. Les moteurs étaient conçus pour émettre leurs gaz d'échappements a travers plusieurs petits jets, augmentant ainsi la puissance de l'appareil. Des experts en aviation disent que le prototype aurait pu être invisible au radar a cause de sa section fine. Il aurait aussi pu éviter les missiles ennemis a cause de la faible chaleur sortant des multiples jets. Il n'est pas connu pourquoi ce jet révolutionnaire n'a jamais été mis en production, mais le projet a été abandonné avant que l'avion puisse faire son premier vol d'essai. Alex Raeburn, a l'époque assistant dans la fabrication du Avro, décrit la vie de secret de cette base. La sécurité était très étroite dit il, des gardes armés étaient stationnés aux portes et les dessins étaient récupérés des que nous avions fabriqué les composants. En fait, nous ne savions jamais exactement ce que nous fabriquions Verne Morse, un des membres de l'équipe qui a travaillé sur le projet secret dit qu'il est étonné que des photos aient survécu a cause du niveau de secret entourant ce projet. Il décrit comment il a vu un modèle ultérieur conçu par l'équipe. Quand je l'ai vu (l'avion) pour la première fois, cela m'a assommé dit il, j'avais entendu des rumeurs selon lesquelles nous étions en train de travailler sur une soucoupe volante, mais je n'en tenais pas compte. Et maintenant, je le regardais, et j'étais interloqué.
 

Raeburn dit qu'il a été témoin du test de l'appareil en forme de soucoupe par le pilote Spud Potocki. Je me rappelle de lui en train de voler au dessus des fenêtres du hangar et ressemblant a un oiseau vrombissant. Quand il a volé par temps froid, les moteurs aspiraient des morceaux de glaces et les recrachaient en paillettes. Elles flottaient partout dans l'air et brillaient dans la lumière du soleil.

 

En 1958, l'U.S. Army et l'USAF prend le contrôle du projet, nomment le véhicule Avrocar et désignent VZ-9AV ('VZ' pour vol vertical expérimental ; '9' pour la 9ème proposition de concept, et 'AV' pour Avro). Mais l'Avrocar VZ-9AV ne correspond pas vraiment aux espérances des stratèges de l'armée, qui cherchaient un véhicule de reconnaissance et de transport de troupes tous terrains, quelque chose de robuste et adaptable qui pourrait remplacer un appareil léger d'observation ou des hélicoptères. Ils voulaient un appareil pour deux hommes qui pourrait assumer les rôles traditionnels de la cavalerie : reconnaissance, coutre-reconnaissance, poursuite, harcèlement filtrage. En plus de son propre poids, la soucoupe doit transporter 450 kg (1000 livres) dont l'équipage. Elle doit aussi rester stationnaire en effet de vol et à de plus hautes altitudes, et voyager à des vitesse de l'ordre de 48,3 kph (30 miles/h) durant au moins 30 mn. En gros, l'armée veut une jeep volante. Les gens de l'USAF veulent autre chose. Ils demandent un appareil VTOL qui pourrait voler près du sol, en-dessous de la couverture radar ennemie, puis foncer dans la stratosphère à des vitesses supersoniques. Pour satisfaire les deux demandes, l'Avrocar nécessitera une énorme enveloppe de performance et, plutôt naïvement, les ingénieur de Avro pensent qu'il peuvent construire une jeep volante supersonique. John Frost est ingénieur en chef du projet pour le Weapon System 606A, l'Avrocar. Un des aspects les plus étranges de la conception de Frost est sa forme. L'appareil entier est une aile circulaire de la forme d'un Frisbee. A une certaine distance, l'Avrocar d'aluminium luisant ressemble aux disques volants biens connus à cette époque. Frost et son équipe de conception dotent l'appareil de 3 moteurs de turbines à gaz et l'échappement combiné de ces stations de puissance pilote un "turborotor" monté au centre du véhicule. La poussée du turborotor passe à travers une combinaison de canules annulaires et de gicleurs périphériques pour générer les forces de d'ascension et de contrôle. Sur le papier, la conception promet des décollages et atterrissages verticaux et les vitesses de croisière jusqu'à 322-483 kph (2300 miles/h) à une altitude de 3040 m (10000 pieds). On pense que, au final, l'appareil pourra atteindre des vitesses supersoniques. Un modèle à l'échelle est envoyé à Wright Field hors de Dayton (Ohio) pour des essais. Tout d'abord, les résultats des essais semblent confirmer les calculs de Avro mais un examen ultérieur des données révèle une sérieuse déception. Le jet d'air généré par le turborotor pour placer l'appareil sur un coussin près du sol montre une instabilité croissante dès que les altitudes dépassent quelques pieds. Le problème pourrait être résolu mais en réduisant la performance finale de l'appareil. La soucoupe ne volera probablement jamais à des vitesses supersoniques. Malgré cette déception, les américains décident de maintenir le programme et espèrent que les besoins de l'Army pour un appareil subsonique seront au moins satisfaits.
 

Diamètre de 5,5 m (18 pieds 0 pouces), Hauteur de 1,47 m (4 pieds 10 pouches), poids à vide de 2095 kg (4620 livres), Gross 2563 kg (5650 livres) 3 moteurs, Continental J69-T9 turbojets, poussée de 417 kg (927 lb)

 

Premiers essais et ambitions revues à la baisse (1959)

 

A l'automne 1959 le premier prototype d'Avrocar s'élève sur le tarmac de la taxiway de Malton. Avro a déjà bien avancé sur un second prototype. Les essais sur le premier véhicule commencent, utilisant un dispositif d'essais spécial pour suspendre l'Avrocar dans l'air. Les resultats mènent à des modifications immédiates aux canelures annulaires, un élément-clé pour l'ascension et la propulsion de l'appareil. Après avoir revu la cannelure, Avro package l'Avrocar comme une grosse assiette et le livre au Ames Research Center de la NASA à Moffett Field (Californie). La NASA possède à Moffet une soufflerie assez grande pour contenir le VZ-9AV. Dans le même temps, Avro termine le second prototype et commence les essais de vol, utilisant un cordon de sécurité, en septembre 1959.

 
La photo de Jack Judges en 1959
La photo de Jack Judges en 1959
 

En 1959 Jack Judges, un caméraman indépendant survolant le site de la compagnie Avro au Canada, voit et photographie un appareil au sol en forme de disque (ci-contre). Après que la photo ait été publiée dans les journaux, les spéculations vont bon train sur le fait que le disque soit une arme secrète, qui pourrait également expliquer beaucoup des d'observations de soucoupes faites les années précédentes. En réponse à ces spéculations, l'USAF publie la photographie officielle de l'appareil : il est nommé "Avro" et a été lancé pour la première fois en 1955.

 

Le premier vol libre intervient plus tard à l'hiver 1959. Ces essais de vol initiaux révèlent un problème identique à celui découvert dans les premières études. A des hauteurs de 0,9 m (3 pieds), l'Avrocar montre un mouvement de déviation incontrôlable ainsi qu'un roulis considérable. Le mouvement est si unique que l'Avro lui donne un nom : "hubcapping." Ce "hubcapping" intervient lorsque le coussin d'air supportant l'appareil près du sol devient instable. Le problème est si prononcé que le vol au-dessus de 0,9 m (3 pieds) est impossible. L'USAF procède à deux vols d'évaluation à Malton en Avril 1960 et en Juin 1961. Durant ces essais, l'Avrocar atteint une vitesse maximum de 56,3 kph (35 miles/h), mais toutes les tentatives pour éliminer le hubcapping échouent. Le centre Ames de la NASA explorent l'autre extrêmité de l'enveloppe de vol dans le tunnel à vent. Ils découvrent que le VZ-9AV a un contrôle insuffisant pour le vol de haute vitesse et est aérodynamiquement instable. L'ajout un empennage conventionnel (queue verticale et horizontale) n'améliore pas ces caracteristiques de vol.

 
 
L'Avrocar
L'Avrocar
 

En avril 1966, l'USAF contacte le Smithsonian Air and Space Museum pour lui dire que le VZ-9AV est à leur disposition au centre Ames de la NASA. En 1975, le Musée National de l'Air et de l'Espace acquiert le premier Avrocar (numéro de série 58-7055). Le musée conserve actuellement l'appareil au Bâtiment de Restauration Garber de Silver Hill (Maryland).

Par Bruce EIFFEL
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